[Interview] Terapolis éclaire les maires ruraux sur l’agrivoltaïsme

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Signé à l’occasion du congrès des Maires ruraux de France 2024, organisé du 27 au 29 septembre à Saint-Julien et Arceau (21), le partenariat entre Terapolis et l’Association des maires ruraux de France (AMRF) vise à soutenir, au niveau stratégique et technique, les élus locaux dans la mise en œuvre de leurs projets de production d’énergies renouvelables, notamment solaires, sur leurs territoires. Interrogé par pv magazine France, Damien Boully, directeur développement EnR chez Terapolis, en détaille les principaux aspects.

pv magazine France : Quelles motivations vous ont conduit à signer un partenariat avec l’Association des maires ruraux de France (AMRF) ?
Damien Boully : Terapolis intervenant à 100 % sur des milieux ruraux, il était essentiel pour nous de se rapprocher de l’AMRF, afin de bien comprendre les sujets de préoccupation des communes rurales, les enjeux auxquels elles sont confrontées, pour que nous puissions progresser dans les réponses à apporter à leurs besoins de transition énergétique. Notamment en matière d’agrivoltaïsme, un domaine qui reste encore très méconnu des élus ruraux.

Beaucoup pensent encore que l’activité se résume à des panneaux sur le toit d’un bâtiment agricole ou d’un hangar… Alors qu’il s’agit plutôt de centrales au sol, installées sur des terres ayant une production agricole significative et qui sont soumises au respect de nombreuses règles. Heureusement, on y voit beaucoup plus clair sur ce dernier point depuis l’adoption du Pacte Solaire et l’entrée en vigueur du décret du 8 avril, qui apportent un cadre réglementaire précis pour l’agriPV. Même si un certain flou juridique persiste…

Par définition, les projets agrivoltaïques nécessitent de l’innovation et des transformations. En même temps, ils suscitent beaucoup d’interrogations, auxquelles les élus territoriaux ne savent pas toujours répondre. Pour avoir longtemps travaillé avec l’AMRF, je trouve qu’il est important pour elle de s’adosser à une entreprise spécialisée dans l’agrivoltaïsme, car il est évident que des tas de questions sur le sujet vont ressortir dans les territoires.

Comment ce partenariat se traduit-il concrètement ?
Nous avons des documents, des outils de réalité virtuelle, des vidéos-montage, des maquettes, que nous mettons à la disposition de l’AMRF. Toutes ces ressources lui fourniront les réponses aux questions « pièges » concernant l’agrivoltaïsme, qui lui sont posées par ses 12 000 adhérents. Nous allons également participer des formations webinaires proposées aux élus ruraux, baptisées les « Jeudis de la formation ». Avec la future mise en place de nos premiers démonstrateurs, les modèles réduits de nos centrales pourront également faire l’objet de visites in situ, dès l’an prochain.

Alors que les premiers permis de construire ne seront déposés qu’en fin d’année et même si la plupart des installations ne seront pas mises en service avant 2026-2027, il est important donner à voir, dès maintenant, à quoi ressemble physiquement une centrale solaire au sol, quels services elle peut rendre à l’agriculture et quels enjeux l’agrivoltaïsme recouvre dans son ensemble, pour sa bonne appropriation et acceptation par les territoires.

Quels sont ses autres avantages ?
Il nous offre une meilleure de visibilité et nous permet de rentrer plus facilement en contact avec les représentants de l’Association des maires ruraux de France sur le terrain, pour communiquer sur notre activité dans les territoires.

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